Les produits « sans... » mieux réglementés

01/07/2019 Profession/réglementation
Profession/réglementation  Les produits « sans... » mieux réglementés

La Febea (Fédération des entreprises de la beauté), mais aussi les pouvoirs publics veulent mettre de l'ordre dans les allégations des produits «sans» en restreignant énormément leur usage au 1er juillet 2019. Le développement des mentions «0%» ou « sans » s’est fait dans un contexte d'inquiétudes croissantes en termes de santé publique et d'environnement. Sauf que la machine s'est emballée. Deux cas sont emblématiques : la mise à l'index des parabens -dont seuls ceux à chaîne longue posent problème- a fait ressortir des conservateurs bien plus problématiques, les MIT et MCIT (irritants et allergènes) sur des produits étiquetés «sans paraben». Et on note aussi le cas des «sans ammoniaque», remplacés par des éthanolamines dont on connaît mal les effets... Bref, le sujet est complexe, d’autant que plus de 20% des produits vendus comportent la mention «sans» ou ses équivalents. «L'Union européenne a décidé d'encadrer de façon plus rigoureuse ces allégations, ce qui va se concrétiser en juillet par un durcissement des règles d'utilisation», précise Anne Dux, directrice des affaires scientifiques et réglementaires à la Febea. En ligne de mire, le dénigrement des ingrédients autorisés et par ricochet des entreprises qui les utilisent, ou encore le fait de mettre en avant des «sans» qui n'ont aucun sens par rapport au produit. Pour parer à l'accusation de censure, la Febea va mettre en ligne en accès libre les données des études parfois contradictoires sur les ingrédients tout en donnant son avis documenté. Finis les «sans», «0%» et autres «free» ? Pas totalement, mais le bénéfice devra être clair. «Les mentions ‘’sans’’ ne vont pas disparaître, mais elles devront suivre des règles objectives. Comme ‘’sans alcool’’, pour un produit qui peut être utilisé par toute la famille, et notamment les enfants : ici, cela se justifie, estime Anne Dux. ‘’Sans ingrédients d'origine animale‘’ aussi, pour les végans. Pour le ‘’sans ammoniaque‘’, on est à la limite, mais ça peut passer ! Pour les produits naturels, les règles sont clarifiées, le pourcentage indiqué tiendra compte de ce qui est 100% naturel, pas de ce qui a été transformé à partir d’ingrédients naturels. Cela pose d'ailleurs un problème pour les certifications qui autorisent le mélange des deux. Pour revenir aux ‘’sans’’, nous voulons que l'on arrête de vendre du vide pour avoir une communication positive sur ce qui est présent dans le produit !»

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