Les shampooings, c’est du solide !

27/10/2021 Produits/marchés
Produits/marchés   Les shampooings, c’est du solide !

À l’heure de la prise de conscience écologique liée à l’impact de nos déchets, notamment plastiques, un mouvement prend de l’ampleur depuis deux ans : le développement des shampooings solides. Sont-ils adaptés aux salons ? Pas évident, mais on les y retrouve de plus en plus.


Impossible d’être passé au travers de ce mouvement de solidification des cosmétiques, dans lequel le shampooing a rejoint le savon pour le corps ! Aux débuts parfois un peu expérimentaux, voire peu convaincants, a fait suite une seconde phase bien plus riche et aboutie. Parmi les précurseurs dans le professionnel, Végétalement Provence avait anticipé ce besoin d’une clientèle engagée pour réduire ses emballages avec un produit vendu dès 2014 ! Alors que la Febea (Fédération des entreprises de beauté) commence à faire la promotion des cosmétiques solides pour tous, plusieurs produits ont déjà été développés, y compris dans la filière professionnelle coiffure avec Aveda, ou encore une belle gamme complète de Davines ainsi que des shampooings de la nouvelle ligne Wedo de Wella, le groupe ayant aussi lancé une offre pour System Man ou encore Foamie, distribué par New Flag. Pas un mois sans qu’une nouveauté ne débarque sur le marché depuis un an, l’offre grand public ayant de son côté explosé, aussi bien avec des offres généralistes chez Garnier, Klorane ou N.A.E. (bio) que ciblées, tels les shampooings de Christophe Robin. Un mouvement qu’a mesuré dans une étude Kantar la marque de cosmétiques solides Unbottle en 2020, et qui relève qu’un quart des Français ont utilisé un cosmétique solide (hors savon, déo et dentifrice) ! Si l’usage reste encore peu habituel, les convaincus sont de plus en plus nombreux, ne serait-ce que pour l’économie et l’écologie, un pain de shampooing représentant – théoriquement – selon les cas de deux à trois bouteilles d’un shampooing classique. Un mouvement à mettre dans le prolongement de la mouvance des Low Poo, très ancrée chez les moins de 35 ans où elle touche un consommateur sur cinq. Si les plus âgés sont moins convaincus, une fois interrogés sur le thème, ils pourraient se laisser tenter dans une proportion équivalente. En salon, les coiffeurs sont plus sur un produit revente à la mode que sur un usage au bac, même s’il n’est pas impossible. Attention à un piège de positionnement : moins d’impact écologique ne signifie pas produit naturel. La composition de ces shampooings n’est pas forcément plus respectueuse de l’environnement, même si la tendance va vers moins de composés dits « controversés », ne serait que par cohérence marketing. Prudence cependant, on parle là d’un marché émergent et d’une niche qui compte pour moins de 0,5 % du marché mais qui est partie de presque zéro avant 2019 !

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