Coiffirst expérimente l’éco conception de salon !

01/01/2021 Développement durable
Développement durable Coiffirst expérimente  l’éco conception de salon !

Réduire son impact carbone depuis les travaux jusqu’à l’exploitation du salon, c’est possible, chacun à son niveau, et c’est que vient d’expérimenter Coiffirst sur son dernier salon.

L’enseigne Coiffirst est depuis longtemps la référence d’un service haut de gamme, mais elle rebondit dans un domaine où on ne l’attendait pas forcément pour son nouveau salon rue de l’Abbaye à Paris ! En toute transparence, Éric Pzalgraf, le créateur de l’enseigne, explique sa démarche : « La récupération, notamment avec une déco en partie chinée, les économies d’eau avec les douchettes ou d’électricité avec les leds, c’est déjà, comme chez beaucoup d’autres, dans nos habitudes. Mais cette fois, pour le chantier de notre dernier salon, nous nous sommes dit “que faire de plus ?” et, surtout, “est-ce facile ?” » Et d’immédiatement clore le suspense : « Facile, pas forcément, mais faisable ! Et, oui, tout le monde à son niveau peut faire beaucoup. Certaines mesures ont cependant un réel surcoût : le choix des matériaux à faible impact environnemental, la préférence avec des circuits courts pour les intervenants et une organisation différente du chantier, tout comme de la gestion de ses déchets. Mais finalement, j’ai été surpris, nous y sommes allés franchement, mais sans dogmatisme, en nous disant “on verra et on s’adaptera”, et ça a plutôt bien fonctionné. »

S'adapter sans dogmatisme
Travailler avec Cindarella, entreprise qu’il connaît bien et dont l’usine est à Combs-la-Ville en Ile-de-France, a été assez naturel. Faire le choix entre détruire et transformer, moins. Ainsi, le sol en pierre d’origine a été conservé et retravaillé ; quant aux déchets de travaux, leur évacuation a été organisée en amont avec les services de la déchetterie de la mairie de Paris. L’impact écologique des matériaux utilisés a été évalué à tous les niveaux. Plus anecdotique, mais symbolique de l’esprit, certains ouvriers venaient à vélo sur le chantier ! La peinture bio sourcée à base d’algues, une isolation phonique et thermique en laine de roche de classe A, le bois issu de forêts à développement durable françaises ou les doubles vitrages régulant l’humidité se sont imposés, tout comme des dizaines d’astuces adoptées après discussion avec les artisans autour des pratiques en pointe dans leurs secteurs respectifs.

Le ratio coûts/avantages
La grille globale dirigeant le chantier s’est ainsi planifiée concrètement au fil du temps, avec une aide effective du label « Développement durable, mon coiffeur s’engage » qui a pu les orienter avant les travaux sur les meilleures pistes. Puis les mesures complémentaires se sont enchaînées avec un contrat énergie verte, le choix d’un chauffe-eau instantané (plus onéreux), la récolte des cheveux avec Capillum, le tri des déchets avec un nouveau service de Veolia et Elise, dans une démarche à la fois d’économie circulaire et d’engagement éthique, employant des personnes en difficulté d’insertion ou en situation de handicap. Des plantes dépolluantes ont même été utilisées en décoration, tout comme des produits d’entretien certifiés et un tapis en matières recyclées (à 50 %) ! Tout n’a pas été parfait mais Coiffirst a essayé de compiler les expériences d’autres salons, y a ajouté les siennes pour un résultat intéressant, adapté à un salon classique d’environ 60 m², avec un score pas courant de 95,1 % atteint lors de la certification « Développement durable, mon coiffeur s’engage », qui inclut aussi plusieurs mesures de confort et de bonne pratique adoptées pour le mieux-être du personnel, pour le repos (à l’écart) ou le travail (tabourets de coupe réglables). Tout cela a aussi séduit le groupe L’Oréal qui a mis l’initiative en avant pour sa promotion du salon du futur. Une initiative inspirante pour tous.

Brice Thiron

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