Purificateurs d'air contre virus et plus…

03/05/2021 Santé/Technologie
Santé/Technologie Purificateurs d'air contre virus et plus…

Avec la crise de la Covid, l’hygiène, la ventilation, mais aussi les purificateurs d’air ont été remis en avant par l’actualité. Ces appareils sont-ils utiles, fiables ou suffisants ?


Un rappel avant tout, le code du travail (article R.232-5), mais aussi les règles pour recevoir du public sont clairs : c’est au salon d’assainir l’air sous peine de poursuites. Une obligation de moyens, mais aussi de résultats. Or, beaucoup de salons ne respectent pas les normes de qualité de l’air car ils ne peuvent pas être équipés d’extracteurs d’air renforcés. D’où l’idée des purificateurs.

Comment assainir l’air ?
Priorité à la ventilation mécanique et naturelle, mais les purificateurs peuvent aider en retirant ou en détruisant certains composés organiques volatils, particules et poussières qui se renouvellent en permanence.

Une arme anti-Covid-19 ?
Oui, car même si elle n’est pas suffisante, l’efficacité des modèles professionnels dépasse les 99 % de destruction des virus en seulement 10 à 30 minutes ! Raccordés à l’aération, certains appareils sont utilisés par des professionnels de la santé.

Les purificateurs peuvent-ils être dangereux ?
Oui ! Certains modèles basiques maîtrisant mal la technologie d’ionisation ou de photocatalyse génèrent de nouveaux polluants de type radicaux libres lors de la dégradation de ceux existants. D’autres, peu efficaces, donnent un sentiment trompeur de sécurité.

Quelle superficie traitée ?
Les modèles professionnels classiques sont prévus pour traiter entre 40 et 65 m² par appareil (avec une hauteur sous plafond standard). Certains appareils permettent de suivre l’état d’avancement de l’assainissement via un affichage numérique.

Comment ça marche ?
L’air passe au travers de jeux de filtres pour extraire polluants ou particules fines. Il peut être traité dans une chambre de photocatalyse UV.

Combien ça coûte ?
Un appareil professionnel revient au minimum à 1 000 euros mais peut atteindre 3 000 euros. Autre solution, la mise en place d’une location avec entretien à moins de 100 euros par mois. Il existe des appareils à moins de 500 euros mais ils sont souvent de petite taille, insuffisants pour un salon ou inadaptés à un usage professionnel. Ne pas oublier de prendre en compte le coût des filtres de remplacement.

Quels polluants sont traités ?
COV (composés organiques volatils) et persulfates alcalins (colorations), particules en suspension dues aux laques, formaldéhydes dégagés dans certains lissages, sans oublier la poudre de henné, le latex, l’ammoniaque et ses dérivés, la PPD (paraphénylènediamine) en suspension après brossage, les thioglycolates (permanentes), et même les shampooings secs et les poudres diverses, virus, bactéries, pollens, particules fines…


Dans la coiffure, plusieurs entreprises se sont positionnées, à l’instar de NatéoSanté avec l’Eolis Air Manager, nominé lors des prix de l’innovation au MCB by BS en 2019 ; Camfil avec City h’Air ; Panasonic for Professional ou, plus récemment, ScentAir avec sa gamme Ion Protect. Cette dernière entreprise est également connue pour son expertise dans le marketing olfactif, créant des ambiances par des odeurs. Rappelons enfin que la destruction des virus en suspension ne dispense ni d’une aération des locaux, ni des gestes barrières pour éviter les transmissions directes. Ces appareils limitent juste les particules et virus qui s’accumulent dans l’air.


photo Adobe Stock

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