Deux combats politiques et réglementaires sont menés en ce début d’année. Un relativement consensuel, l’interdiction de l’utilisation (volontaire) des polluants éternels ou PFAS, dans les cosmétiques. Les fabricants s’attellent à la question depuis des années et il en restait assez peu, mais quelques-uns tout de même, dans les cosmétiques. Ils sont désormais clairement interdits depuis le 1er janvier à la fabrication, l’importation, l’exportation et la mise sur le marché, on ne peut être plus clair ! Une interdictions qui s’étend évidemment au-delà : vêtements, chaussure et, on en a beaucoup parlé depuis le début de la saison hivernale, fart de ski. Il faudra attendre 2030 pour étendre cette interdiction à l’ensemble du textile mais aussi le meuble. Quelques exceptions restent pour les PFAS non substituable utiliser en sécurité notamment dans l’industrie ou encore dans le médical. Autre exception, le recyclage qui ne peut de fait éviter les PFAS déjà introduit.
L’autre combat est plus controversé, il s’agit de la pollution de l’eau en général. Si le principe est là encore reconnu par tous c’est le constat de la responsabilité de chacun que conteste fortement la Febea (fédération des entreprises de la beauté). La proposition Omnibus publiée par la Commission européenne attribue aux cosmétiques 26% de la micropollution ce qui est rejeté par le secteur qui estime de son côté ces rejet à moins 2% (1.54% d’après certaines estimations) ! Un débat loin d’être conceptuel car le but est d’amener des nouvelles règles contraignantes financièrement cela le principe du « pollueur-payeur ». Nombre de rejet alimentaires auraient été attribué aux cosmétiques qui utilisent certains ingrédients communs mais dans des proportions bien moindres, certaines substances interdites dans les cosmétiques leur serait attribué. Le débat s’inscrit dans les propositions de financement de la modernisation des stations d’épuration dont le coût aurait en prime été largement sous-estimé.

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