Les indies, ou marques de niches indépendantes, soulèvent nombre de questions : sont-elles les majors de demain, de pures marques ciblées cantonnées à un marché réduit ou encore le modèle de demain multipliant les niches pour remplacer les généralistes ?
Si beaucoup de ces questions sont en suspens, la Febea a mené une étude au second semestre 2024 auprès de 400 créateurs et créatrices afin de mieux les cerner. La moitié réalise moins de 500 000 euros de chiffre d’affaires même si 22% se situent entre 1 et 5 millions d’euros million d’euros, l’essentiel ayant moins de 9 salariés. Seules 5% ont dépassé le seuil de 5 millions de chiffre d’affaires qui permet souvent de réaliser des levées de fonds. Le positionnement est avant tout premium, en second arrive le milieu de gamme. Le luxe ou l’entrée de gamme sont faiblement représentés.
Les trois arguments phare pour appuyer leur développement sont : le made in France, la naturalité et l’expertise scientifique. Le capillaire est le 5e secteur de création loin derrière les deux leaders, le soin de la peau (63% !) et le maquillage (15%). Les indies, toutes sur Instagram, sont pour la moitié d’entre-elles, sur Tik Tok. Les deux tiers des créateurs de ces jeunes pousses viennent de l’industrie cosmétique. Leur indépendance, argument fort, les dessert cependant pour se construire un réseau de distribution et développer l’export du fait d’un déficit d’image notamment. Il n’empêche, la distribution web et la digitalisation ont permis de booster la création de ces entreprises, surtout depuis 2019 année du doublement de leur rythme de croissance.
