Le MCB by BS, la Belle au bois dormant

Des visiteurs, près de 50 000, au rendez-vous, de beaux stands, de beaux shows, et malgré tout le sentiment d’un peu tourner en rond ! Quelles pourraient être les pistes pour réveiller un peu le MCB by BS… et la profession ?

Pour sa 41e édition le MCB by BS 2025 a globalement rempli son rôle : les visiteurs étaient au rendez-vous, porte de Versailles, du 12 au 14 octobre 2024, plus nombreux que d’habitude, comme l’avaient espéré les organisateurs – un effet du décalage en octobre ? Et les exposants ont bien travaillé, avec des contacts que l’immense majorité de ceux que nous avons interrogés a trouvés très qualitatifs et motivés. Le contrat est donc rempli, mais… le nombre d’exposants est lui en retrait par rapport aux objectifs, avec environ 200 stands, une déception pour certains visiteurs qui se sont moins « perdus dans les allées » que les autres années.

Et si la surface d’exposition s’est maintenue, c’est surtout parce que nombre de marques de taille moyenne avaient réservé de beaux espaces. C’est d’ailleurs ce qui a permis que se dégage une image très qualitative du salon, une bonne nouvelle pour l’image de la profession. Il est d’ailleurs parfois amusant de voir que lorsque le salon est très riche en petits stands, les adeptes d’image râlent et que cette année, avec moins de stands mais plus de qualité, ce sont les partisans de bonnes affaires et de shopping qui ont ronchonné ! L’éternelle opposition des deux versants du salon qui, finalement, en font l’identité, une identité en phase avec ce qu’est la profession. Une opposition parfois assez artificielle : une des références mondiale, Salon International à Londres, n’a aucun problème à alterner des stands de goodies et de bigoudis à bas prix avec ceux des grandes marques et des espaces privés hyper qualitatifs, avec des animations d’une grande richesse et d’une grande diversité.

C’est peut-être là que le bât blesse : les questions de l’animation et de l’artistique. Ce qui interroge autant l’organisation que les marques ou la profession. Les scènes, malgré les belles équipes présentes, était moins riches et diverses que certaines années, devenant de plus en plus répétitives au fil du temps. Et les conférences et surtout les workshops, l’un des points forts du salon, étaient également moins inspirants, plus institutionnels et là encore très répétitifs. La multiplication des scènes annexes, brand stage, 360, conférences, est intéressante mais elle n’apporte pas le dynamisme débridé, parfois brouillon et surtout libre, souvent inspirant, d’une scène anglaise qui se renouvelle régulièrement. La question du renouvellement du message commence peut-être par des initiatives communes ou de plus gros moyens avec des équipes très variées sur les stands eux-mêmes, pour des workshops d’une autre dimension et surtout permettant à de nouveaux talents de s’essayer à la scène avec un double avantage : rendre le MCB by BS plus vivant et motiver les jeunes ou les équipes les moins connues à plus tourner lors de démonstrations. Mais finissons sur deux bonnes notes : le salon reste un bien bel événement et il a été l’occasion d’un signal fort, donné avec l’initiative de plusieurs marques et des deux syndicats Unec et Cnec, la création d’un collectif « Les professionnels de la coiffures » pour faire la promotion du métier, symboliquement lancé sur l’événement qui reste la référence depuis près de 40 ans !

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