La bienveillance : un réel atout pour le secteur coiffure

La bienveillance : un réel atout pour le secteur coiffure
© Adobe Stock
La bienveillance a longtemp été perçue comme une attitude incompatible avec le monde professionnel. Pourtant, grâce à la crise sanitaire, elle semble devenir aujourd'hui une des principales préoccupations des dirigeants. Une bonne nouvelle pour la profession car oui, la bienveillance présente bien des avantages en salon !

« La bienveillance est devenue un mot à la mode mais, pour ma part, cela fait longtemps que je la place au cœur de mon métier ! », lance Sophie Careye, dirigeante du salon Hair Végétal à Granville (50). En effet, spécialisée en coupes énergétiques et colorations végétales, la coiffeuse normande ne manque pas de rappeler à sa clientèle, au détour d’une conversation, l’importance de respecter l’autre, de ne pas le juger et de ne pas alimenter les débats avec de la colère. « Mes clientes me ressemblent et valident cet état d’esprit. Elles aiment échanger dans la sérénité au salon »,continue-t-elle. Un comportement qui réjouit Patrick Ahmed. À la tête des salons parisiens Medley, ce coiffeur a créé il y a cinq ans Community Hairdressers Spirit, une plateforme d’échanges entre professionnels de la coiffure. « Il est capital de pouvoir converser et débattre sans heurt. Les membres de la communauté me disent que je renvoie une image bienveillante et tolérante. J’essaie de susciter les mêmes réactions avec ma clientèle et mes équipes ! », ajoute-t-il. Pour cela, Patrick Ahmed privilégie l’écoute, la compréhension et bannit les conversations sans âme. « J’aborde des sujets un peu extérieurs au salon, comme la dernière exposition vue ou les prochaines vacances. Je prends des nouvelles de la santé fragile d’un proche… Je veille à être délicat et jamais intrusif. » Récemment, Patrick Ahmed a décidé d’ouvrir le salon une heure plus tôt le matin, afin que l’équipe soit libre dès 18 h 30. « Cela contribue au bien-être de tous », assure-t-il. Jean-Christophe Robelot, consultant pour la société ADI Consulting, préfère, lui, adresser un questionnaire de motivations à ses collaborateurs. « Chacun répond en toute liberté de manière anonyme. Je détermine plus facilement leurs besoins »,précise le responsable. Il n’hésite pas non plus à organiser des événements solidaires, après la fermeture des salons, afin de développer un sentiment d’entraide parmi les équipes. « L’événement est ouvert à la clientèle et récolte des fonds pour de bonnes causes. Je n’oblige pas les salariés à y participer mais si c’est le cas, ils doivent le faire bénévolement. Ainsi, ils apprennent à donner gratuitement du temps aux autres. »

Enseigner

La bienveillance est aussi un formidable atout en matière d’enseignement puisqu’elle booste la créativité et la confiance en soi. Elle aide aussi à sortir quelquefois d’un cadre d’éducation strict. « J’ai le projet d’animer une formation. Les cours se dérouleront à proximité de la mer à Granville. Mais pas question pour autant de rester enfermés dans une salle 8 heures par jour ! Durant les pauses, j’organiserai des séances de méditation ou des marches au bord de l’eau avec les stagiaires. Cela régénère les cerveaux et apaise ! » La bienveillance évite aussi les guerres d’égos. « En formation, je rappelle toujours à mes élèves qu’il y a quelques années, j’étais à leur place. Cela me place sur un pied d’égalité », détaille Patrick Ahmed.

Communiquer

Il faut cesser de penser qu’être gentil empêche de parler vrai. « On peut être ferme, poser des limites, mais en utilisant des paroles qui ne font pas mal à l’autre », estime Jean-Christophe Robelot. Un membre de l’équipe se montre agressif durant une réunion entre collègues ? Rappelez-lui que cette attitude bloque la communication et qu’elle n’a pas sa place ici. Autant de bonnes raisons pour définir la bienveillance comme un critère essentiel du recrutement. Pour Patrick Ahmed, les qualités techniques du candidat vont jusqu’à passer au second plan.  « Les compétences professionnelles peuvent s’améliorer. La bienveillance, c’est inné ! »

Succès

La bienveillance offre des avantages incontestables au professionnel ! Les équipes sont épanouies, efficaces et lui restent fidèles. Autre atout, le coiffeur véhicule auprès de sa clientèle une image positive de son espace. « Il gagne en énergie et en temps. Il donne à sa cliente envie de revenir, mais aussi de parler du salon autour d’elle ! C’est une formidable publicité »,conclut Jean-Christophe Robelot.

Célyne Billaud, cofondatrice et cogérante de l’espace Le Salon à La Rochelle (17)

« J’ai toujours eu beaucoup d’empathie. Toutefois, il y a cinq ans, lorsque j’ai été touchée par le cancer, j’ai eu envie de prendre encore davantage soin de l’autre. À ce moment très précis, je me suis rendu compte que la femme perdant ses cheveux pour des raisons de santé subissait un univers trop médicalisé. Dès ma rémission, j’ai décidé de me former à la pose de perruques et de compléments capillaires. Depuis, j’ai aménagé un espace doux et cocon exclusivement dédié à cette clientèle, au dernier étage du salon de coiffure. Durant la séance, j’écoute les besoins de la clientèle et nous échangeons avec bienveillance sur les difficultés qu’elle traverse. Pour moi, ces instants sont précieux et il est capital d’accueillir d’une manière très douce cette cliente qui souffre psychologiquement. »

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