Patrice Mulato avait déjà annoncé rejoindre l’association Green Impact Index en 2024 sur quelques références, René Furterer suit la même logique, ouvrant la voie de la transparence environnementale dans les salons de coiffure. Il s’agit d’une notation dans la même logique que le Nutri-score afin d’être plus transparent sur l’impact environnemental des produits et diffuser cette logique dans les salons de coiffure. Les deux marques s’engagent couvrant même l’intégralité du catalogue chez René Furterer, avec des scores A ou B pour 87 % de références. Le tout évalué par un organisme indépendant sous l’égide de l’Afnor.
Et les deux marques d’insister sur l’importance de rattraper le retard des marques professionnelles sur la transparence environnementale. Colorations, soins, shampooings ou produits techniques mobilisent pourtant des formules complexes et des chaînes d’approvisionnement dont l’impact reste peu visible, aussi bien pour le consommateur final que pour le professionnel qui les applique au quotidien. « Le consommateur veut plus de transparence. Il est perdu dans toutes les informations disponibles ; on peut avoir 15 actifs remarquables dans une formule, mais un conservateur classé ‘à éviter’ suffit à tout remettre en question », explique Patrice Mulato, fondateur de la marque éponyme. Déjà scorées, les trente-six références de sa gamme de soins repigmentants obtiennent la note B. Vingt-quatre produits supplémentaires seront évalués d’ici fin 2026, avec l’objectif de couvrir l’ensemble du catalogue d’ici 2027. L’idée est d’amorcer un mouvement de fond dans tout le secteur ou de prendre de l’avance si cette approche devient la norme dans la foulée d’exigences européennes réglementaires à venir d’ici cinq ans, plusieurs marques de cosmétiques commençant à s’y engouffrer, une vingtaine pour le moment.
Le score prend en compte l’éco-conception , la réduction du poids des packagings, l’intégration de matériaux recyclés, le développement d’écorecharges ainsi que ses approvisionnements équitables auprès de fournisseurs de ressources végétales, soient en tout cinquante critères du cycle de vie d’un produit. Soient 80 % liés à l’impact environnemental (formule, naturalité, ingrédients controversés, packaging, recyclabilité, transport, certifications de l’usine…) et 20 % aux critères sociétaux (bien-être animal, engagements des fournisseurs, certifications d’entreprise). « Ce travail d’éco-conception a aussi favorisé les échanges avec nos salons clients, désireux de mieux comprendre comment réduire à leur tour leur propre impact environnemental, notamment sur leur consommation d’eau et d’énergie, ou la gestion de leurs déchets », précise Delphine Proesmans, Responsable Valorisation & Incarnation, Green Mission Pierre Fabre.
