Le présentiel : l’apprentissage au cœur du geste
La formation en présentiel reste la voie privilégiée pour toutes les personnes souhaitant entrer dans la profession de coiffeur. Elle repose sur une dimension essentielle du métier : le geste technique. Le maniement des ciseaux, la maîtrise des angles de coupe, la précision de la coloration ou la lecture de l’implantation capillaire sont des savoir-faire qui se transmettent plus naturellement face à un formateur.
Le présentiel permet également une immersion immédiate dans un environnement professionnel. Les élèves observent, reproduisent, testent, se trompent et corrigent sous l’œil attentif d’un expert. Ce contact direct rassure et crée une dynamique d’apprentissage collective.
Le distanciel : une flexibilité recherchée
Avec l’essor des formations en ligne, le distanciel s’est imposé comme une alternative crédible, notamment pour la théorie. Il séduit par sa flexibilité : cours accessibles 24h/24, progression à son rythme, absence de déplacements et budgets souvent plus légers. Les modules vidéo permettent d’apprendre les bases théoriques : morphologie, colorimétrie, hygiène, réglementation, théorie de la coupe.
Mais les limites apparaissent dès que l’on aborde le geste technique. L’absence de correction en temps réel ou de manipulation accompagnée rend difficile l’acquisition complète du métier en ligne.
Deux modèles complémentaires
Les écoles traditionnelles intègrent aujourd’hui des modules à distance, tandis que les plateformes en ligne ajoutent des ateliers pratiques ou des partenariats avec des salons. La combinaison des deux modèles semble offrir une solution souple et cohérente.
Le présentiel reste indispensable pour maîtriser les techniques essentielles du métier. Le distanciel apporte flexibilité et accessibilité, en particulier pour la théorie. Le choix dépend du profil de l’apprenant, de sa disponibilité et de ses objectifs. L’avenir semble résider dans un modèle hybride mêlant solidité du présentiel et souplesse du digital.



