Trois outils indispensables
« Pour un bon travail à la tondeuse il faut 3 outils, estime Florian Nou, formateur pour Artero. Nous en avons plus mais l’essentiel peut se construire avec la tondeuse de coupe et le peigne, puis celle de finition, entre 0, 8 et 0,2 mm, et une dernière pour les tracés. » C’est le minimum pour un bon taper. « La majorité des barbiers en ont plutôt 6 ou 7, d’autant que je n’aime pas changer les têtes ! » Au-delà des convenances personnelles, c’est surtout la technique qui est importante : « Passé les 6 mm, le peigne évite les erreurs grossières, même si, au-delà de 12 mm, je préfère travailler à main levée, pareil pour réaliser une brosse. » Sur les longueurs, le duo peigne/tondeuse reste la technique de base, nécessitant un bon savoir-faire.
Le rôle du sabot
Le sabot est utile notamment pour dégrossir, mais peut être piégeux par un confort qui ne permet pas couper avec subtilité. Le retirer nécessite cependant de travailler la pression et le mouvement. « Pour finir, je préfère régler à 0,8 plutôt que 2 mm, avec le bon geste, en restant appuyé en bas de nuque avant de décoller, explique Florian Nou. Pour un beau dégradé, il ne faut pas être raide sur le poignet, sinon on crée des barres. Après, pour les supprimer… bonne chance ! » L’équilibrage des mouvements se pratique, devenant naturel. Il y a des aides négligées, tel un creux sur la tondeuse pour se caler et faciliter le mouvement de balancier.
La fin des fils
Les filaires ont quasiment disparu, sauf chez les puristes ou les adeptes de fun ! Multi-usage, une tondeuse généraliste à batterie peut presque tout faire, garde de la puissance et tient facilement trois heures tout en pouvant en outre être utilisée avec fil.
