L’homme sous la coupe du dégradé

L’homme sous la coupe du dégradé
© Adobe Stock
Les coupes taper allant jusqu’aux dégradés à blanc se sont largement diffusées ces dernières années, influencées et boostées par les réseaux sociaux. Mais pour qui, et surtout comment ?

Généralement, en coiffure masculine, on a tendance à considérer que le refus des hommes de garder des longueurs est un faux débat. Le vrai problème, au quotidien, ce sont les côtés trop longs et aux volumes difficiles à gérer, d’où le succès des dégradés plus ou moins courts aux noms plus ou moins ésotériques, liés à des anglicismes. Depuis toujours, on donne du style sur le plateau et en nuque, on coupe court sur les côtés, pas forcément à blanc, rappellent en choeur les coiffeurs homme, même si certains sont allés jusqu’au bout en rasant, dans la lignée des buzz cuts qui n’ont rien de nouveau, ni dans le style, ni pour le nom. Ce qui l’est, c’est la généralisation de ces styles très dégradés et très courts chez des clients de tous âges et de tous styles.

Enrichir son style

« Les tapers fades ont longtemps été la marque des purs barbiers, mais les autres coiffeurs homme ont renouvelé leur approche en adoptant les dégradés marqués, que ce soit sur des mulets revisités, des beard fade pour jouer des styles entre cheveux et barbe, ainsi que toutes les bases de dégradés à blanc sur lesquelles nous avons placé nos coupes, constate Erwann Palumbo, de R’Shop. Les styles inventés avec sont innombrables. Le dégradé n’est pas une fin en soi mais une finition qui fonctionne sur beaucoup de styles de coupes ou de textures, y compris curly qui prennent de l’ampleur chez les hommes après leur succès en coiffure féminine. » Le travail des pattes, des fondus de nuque, des plateaux est mis en valeur. Les vrais dégradés permettent d’éviter les barres que l’on avait trop souvent et qui existent encore, avec les fades blancs et autres buzz cuts qui ont existé, pour la petite histoire, bien avant d’être rendus populaires, en faisant le buzz !

Aspect pratique

Le plus important est de maîtriser toutes les techniques, estime Mylène Louvin, pour LeSharp et American Crew : « Pour moi, tous les styles peuvent convenir à toutes les clientèles, il faut adapter à la volonté du client, à sa morphologie et à son évolution de repousse. Nous allons donc éviter de proposer une coupe très travaillée avec du volume si le client ne souhaite pas passer plus de deux minutes à se coiffer le matin avant d’aller travailler, ou si son moyen de transport principal est la moto ou le scooter, avec donc un port de casque quotidien. Pour lui, nous proposerons plutôt une coupe modulable qui se place et se replace facilement ! » Dégradés bas ou hauts, tout dépend du style désiré pour la coupe et de l’évolution de la repousse souhaitée. On préférera donc un dégradé bas sur des coupes mi-longues, ce qui donnera un look plus moderne tout en étant en harmonie avec les longueurs. On optera pour des dégradés dits hauts sur des coupes plutôt courtes. Et Thierry Bordenave, créateur des Hommes ont la classe, d’insister : « Pour moi, un dégradé doit très souvent, voire toujours, être bas car il sera alors possible de fondre la zone médium afin de conserver une belle longueur dessus pour faire évoluer aussi selon la tendance. »

Désormais incontournable

Reste que le style dégradé s’impose, y compris chez les quadras, constate aussi Gaëtan Teixeira, le créateur de Melrose Barbers. « Le taper fade nuque et pattes à blanc fonctionne très bien, même sur des coupes plus longues. Ce n’est plus seulement le style des jeunes et c’est une excellente nouvelle car cela s’entretient ! Nous réalisons pas mal de dégradés espagnols revisités mais aussi des beard fades, des mulets et des plateaux plus longs enfin. La buzz cut a bien fonctionné. On est loin de la pompadour ou des crêtes mais aucun style ne disparaît, ils s’effacent un temps puis reviennent autrement. » L’idée est de garder une bonne base de styles à proposer aux clients au gré des changements, et de répondre à la volatilité des réseaux sociaux qui inspirent nombre de courants, durables ou éphémères. La valeur ajoutée des spécialistes vient de la maîtrise de la tondeuse mais aussi des autres outils tels les ciseaux.

Et Gaëtan Teixeira de garder un œil sur toutes ces demandes : « Ainsi la buzz cut rebondit encore à la faveur de ce que l’on a vu lors des fashion weeks ou d’articles dans des supports comme GQ. » Les coiffeurs homme bénéficient d’une incroyable dynamique, ce qui demande néanmoins de renouveler ses techniques : « Après, on peut jouer de middle part associé à un taper, d’undercut, de fondus de nuque, de placements divers et de mélanges, s’enthousiasme Erwann Palumbo. Les purs barbiers nous ont permis d’évoluer sans renier nos bases classiques, nous n’en sommes que meilleurs ! » Car si le dégradé donne un style visible, c’est la qualité de la coupe qui rend la coiffure facile à vivre et durable dans un style qui fonctionne. Souvent les néophytes évaluent mal la gestion des volumes en plateau. Autre point purement matériel, les progrès dans les tondeuses et les tondeuses de finition permettent un geste plus sûr et précis, moyennant un peu d’entraînement et de formation pour acquérir un geste souple.

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