Les 6 règles d’or pour bien intégrer un apprenti

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L’apprentissage est la voie royale pour recruter. À condition d’être un bon maître d’apprentissage, pour devenir ensuite un bon patron.

Bien choisir son apprenti

Bien choisir son apprenti, c’est la garantie du succès. Pour cela, rien de tel que de faire un premier entretien afin d’évaluer ses motivations, son comportement général, sa présentation et son savoir-être, car la technique s’apprend facilement quand on est curieux. Ensuite on peut aussi lui faire faire, si nécessaire, des journées d’essai.

Fixer tout de suite des objectifs clairs

Établir un référentiel minimum, c’est le rôle du CFA. Il dépend du niveau de l’apprenti et également de la taille du salon. Ainsi dans un petit salon, un apprenti touchera très vite à tout, alors que dans un établissement plus grand, la chaîne des tâches est déjà définie. Reste que généralement, en première année de CAP l’employeur devra d’abord travailler sur le savoir-être de l’apprenti, souvent au-delà du métier. L’apprenti devra apprendre à accueillir le client, prendre le vestiaire, s’occuper des serviettes, réaliser le shampooing, l’application des produits colorants et leur rinçage, le coiffage simple, et démarrer la coupe de préférence sur têtes malléables ou sur des modèles qu’il aura lui-même trouvés. Bien aussi à chaque étape : organiser des entretiens pour discuter de sa progression et de son avenir.

L’impliquer dans le travail quotidien

L’implication peut être progressive ou rapide, selon les salons. De là à prendre son apprenti pour un salarié comme les autres, il y a un pas à ne pas franchir. Il est indispensable d’attendre qu’il ait acquis les bases en coupe ou en coloration avant de le laisser travailler sur la clientèle. Bien aussi : essayer de connaître très vite ses desiderata en le laissant pendant un mois faire le tour des différents postes : coiffage, soin ou technique. Puis le patron peut lui proposer de commencer par travailler sur ce qui lui plaît le plus. Car plus un jeune est impliqué, mieux c’est.

Moduler les tarifs

Une fois les bases acquises, le coiffeur peut instaurer des tarifs plus bas pour les apprentis tout en leur laissant le double de temps pour réaliser leur coupe, qui sera supervisée par le maître d’apprentissage. Dans ce cas-là, c’est le client qui choisit de se faire coiffer par un apprenti. Très formateur également : lui demander de trouver des modèles pour s’exercer.

Se fixer des règles en tant que maître d’apprentissage

L’apprentissage, c’est un échange, et pour que cela fonctionne le maître d’apprentissage doit s’investir. D’où l’intérêt également d’établir des liens forts et suivis avec l’école, de présenter l’apprenti aux clients et d’être toujours à l’écoute du jeune en étant capable de l’aiguiller, en lui donnant un planning, sans brûler les étapes et en restant rigoureux. En revanche, mieux vaut ne pas le dévaloriser, tout en conservant toujours une juste distance.  

Mettre en place trainings et stages

Organiser si possible régulièrement au salon des trainings sur les bases ou sur leurs points faibles. Et les faire participer si possible à des stages sur les bases chez les fournisseurs. 

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